12 mai, comme un Lundi

Alors, comment ça c’est passé? Cette question résonne dans nos oreilles au lendemain d’une soirée quelque peu…. déroutante, et ce ne sont pas les troupes invitées pour l’occasion qui diront le contraire.
La Compagnie Obrador, emmenée par Jean-Bernard Billard, nous proposait une pochade du grand Feydeau : “Monsieur Nounou” et sa troupe y a donné le meilleur d’elle-même dans un espace inhabituel. L’enthousiasme et le talent des comédiens  ne le cédant en rien au manque de profondeur de la scène, la performance n’en a pris que plus de relief lorsqu’on connaît le goût de Feydeau pour les entrées/sorties effrénées. 

Succédant à ce ballet dans un décor de rêve et dans des costumes qui ne l’étaient pas moins (merci aux petites mains), les comédiens des 4 tours de Velaux ont interprété “13 à table” pièce en un acte de Marc-Gilbert Sauvajon où brillèrent Robert Manuel et Marthe Mercadier entre autres, et que Pierre Palmade vient de revisiter. Cette superbe troupe a dignement relévé le défi et donné un spectacle remarquable. Précision et dynamisme du jeu et de la mise en scène, intreprétation enlevée (mention pour le couple Villardier qui tient la scène 2 heures durant). Cette performance méritait…un public. Hélàs! Celui-ci n’est pas venu et de 13 à table à pêine fut-on 26 dans la salle. Incompréhensible, inexplicable, un mystère. Les appludissements chaleureux de la maigre assistance ont  rendu hommage à l’engagement de tous les comédiens, et c’est justice, car si le nombre manquait, le plaisir fut là malgré tout.

– alors, comment ça c’est passé?
– Ben, comme un Lundi…

Le Souffleur

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